Archive des Cafés-hypnose

Café hypnose 10 décembre 2016

Voilà maintenant la routine du café-hypnose est installé, c’est déjà le 4ème et le dernier de l’année.

Merci de votre participation.

« Nous commençons par quelques présentations et la définition de ce que pourrait être l’hypnose et son utilisation dans les quatre domaines suivant :

  1. Le divertissement Hypnose de spectacle
  2. Le domaine médical, pour l’accompagnement de maladie ou de traitement lourd. L’analgésie en bloc opératoire.
  3. La thérapie pour tout ce qui est psychosomatique, je rappelle que cela comprend 80% des consultations auprès d’un généraliste.
  4. La préparation mentale, pour les sportifs, mais aussi pour la préparation à l’accouchement par exemple ou le développement de performance en entreprise.

Mes domaines d’expertises étant ces deux dernières utilisations de l’hypnose.

Nous parlons du langage de l’inconscient, et visitons les différentes states du cerveau.

Le cerveau reptilien, la partie de cerveau qui est la plus puissante puisqu’elle est capable, en cas de besoin de couper l’accès aux autres parties. Elle a deux fonctions la survie par trois actions distinctes ; la lutte, la fuite ou l’inhibition. Cette partie gère aussi la reproduction la plus basique pour la survie de l’espèce humaine.

Ensuite nous pouvons distinguer le cerveau limbique qui est le siège des émotions. C’est cette partie de cerveau qui est illustrée dans le film d’animation « Vice-Versa » ou cette partie est représentée par 5 personnages ; colère, joie, dégoût, tristesse et peur. Ce dernier (personnage masculin) est en réalité le déclencheur de la réactivité du cerveau reptilien, avec luxure, on pourrait dire. C’est pour cela certainement que nombre de publicistes insèrent le mot « SEX » en message subliminal dans leur publicité. Nous n’irons pas plus loin dans ce domaine cette fois-ci, car cela pourra être à lui seul le sujet d’un café-hypnose.

Puis il y a le néocortex partie droite qui est attribué à l’inconscient, les fonctions automatiques et l’inné, l’imaginaire, la globalité, la synthèse et la créativité etc… . Puis pour finir la partie droite qui gère la raison, la rationalité, la logique, le langage, les mathématiques, la grammaire, etc… cette partie qui est bien évidemment attribuée au conscient. Nous avons donc trois parties d’inconscient pour une toute petite partie de conscient. Et ces parties d’inconscient ont une demi-seconde d’avance sur notre conscient. On comprend donc aisément pourquoi demander à une patineuse de réfléchir et de se concentrer lors de l’exécution d’un double axel ne mène à rien et n’a aucun sens.
Nous prenons conscience du langage qui active certaines parties du cerveau et nous faisons cette expérience :

L’intervenant demande aux participant de fermer les yeux et d’être attentifs à tout leur ressenti, les images qui pourraient naître, les discours internes également que suscitent la simple évocation des mots suivants :

« Ça va être difficile, ça va être difficile, ça va être difficile… »

Un participant : « je ressens de la lourdeur, comme un poids sur les épaules »

Une participante : « les images qui viennent sont sombres »

Une autre : « il y a comme un bruit sourd qui vient qui est très désagréable. »

Intervenant : « Gardez bien ça en mémoire et refermez les yeux. Observez ce qui ce passe maintenant quand je dis : ça va pas être facile, ça va pas être facile, ça va pas être facile ».

Un participant : « il n’y a plus de lourdeur c’est neutre voir même léger »

Une participante : « c’est plus clair »

Une autre : « il n’y a plus de son c’est neutre ».

Intervenant : « En terme de contenu, quelle est la différence entre les deux phrases : Ca va être difficile / ça va pas être facile ? »

Participante : « en termes de contenu, c’est exactement la même chose, mais c’est exprimé différemment ».

Intervenant : « exactement, et vous percevez maintenant l’impact réel qui se produit quand vous utilisez des termes ou expressions négatifs. C’est présent même si vous ne vous en rendez pas compte. Imaginez également l’impact qua ça a quand vous dites ça à quelqu’un d’autre. Vous conditionnez l’autre d’une manière ou de l’autre. A vous de choisir.

Participant : « j’ai une question ! hier, j’ai eu une journée fantastique, remplie de belles réussites sur le plan professionnel et vraiment c’était merveilleux, j’étais remplis de fierté, de joie et de bonheur, et puis quand je suis arrivé chez moi, sans que je ne sache pourquoi, plein d’angoisses me sont arrivées liées au travail. J’avais peur de me faire licencier, je me sentais mal et pourtant je n’avais aucune raison de ressentir ça bien au contraire, alors pourquoi ?

Intervenant : « Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement et pour cela il faudrait creuser d’avantage, mais juste pour développer un peu ; Je rencontre souvent des personnes qui ne s’autorisent pas au bonheur. Qui pensent, bien inconsciemment, que le bonheur se paye, qu’il ne dure pas, qu’il faut souffrir pour être heureux (drôle de paradoxe) et que s’ils vivent un quelconque bonheur il faut souffrir ensuite. J’ai même entendu souvent, surtout dans le milieu professionnel que je fréquentais avant, le milieu artistique, que le bonheur était ennuyeux !!!! Ah, ah, ah, ah !!! il n’y a pas plus stupide que cette déclaration ! je n’ai jamais eu une vie aussi passionnante qu’en étant heureux, depuis que je le suis ! et le bonheur ça se construit. Ce qui veut dire que si l’on ne fait rien, il ne vient pas tout seul. Aussi qu’il peut se déconstruire, qu’il peut se faner faute d’entretien. Le bonheur est aussi personnel, il n’existe pas un seul bonheur, et ce qui me rend heureux ne rendra certainement pas heureux une autre personne, ou du moins pas complètement. Je n’ai jamais autant rencontré de misère que dans le milieu artistique. De pauvretés matérielles mais aussi d’esprit ou d’étroitesse de vision. Ceux que j’ai côtoyés  étaient tellement centrés sur soi et leur malheur que cela leur donnait certainement l’illusion d’être un peu vivant.

Alors comment faire ? Une façon de contrer ce sentiment d’illégitimité au bonheur, s’il n’y a pas une raison cachée derrière, est de ressentir de la gratitude pour ce que l’on a, ou l’on a reçu.

Selon Emoto ce serait même le sentiment le plus puissant au monde. Et pensez-y quand vous ressentez de la gratitude, de la reconnaissance pour les petites merveilles qui composent votre vie, pouvez-vous en même temps ressentir de la gratitude et de l’insatisfaction, de la gratitude et de la colère,  de la gratitude ou être déprimé ?

La réunion a été évidemment plus riche que ce petit compte rendu qui n’en relate qu’un tout petit pourcentage qui n’a d’autre but de que de démystifier la réunion et l’hypnose.

Je me réjouis de vous retrouver en 2017 et vous souhaites de merveilleux moment de bonheur et de partage pour ces fêtes de fin d’année.

Rappelez-vous, c’est vous qui construisez votre bonheur, et osez, vous verrez qu’on ne s’ennuie pas à être heureux, milles aventures plus délicieuses les unes des autres vous seront à découvrir.

Café hypnose du 21 novembre 2016

Une participante témoigne de ses changements obtenus grâce aux séances qu’elle a pu faire. Elle est stupéfaite de la profondeur des changements et du bouleversement que cela entraine autour d’elle.

L’intervenant : « Il est courant que les personnes qui suivent des séances d’hypnose ne se rendent pas compte tout de suite des changements qu’ils obtiennent, à l’image de cette personne qui après trois séances avait recommencé à travailler à 80%, ce qui était son objectif lors de la première séance alors qu’elle était en arrêt de travail depuis plus de neuf mois, et dont la réponse à la question de savoir ce qui avait changé depuis notre dernière séance de deux semaine auparavant a été : « rien ».

Ou de cette personne qui me dit qu’elle n’avait observé que peu de modification depuis la séance que nous avions faite pour l’amincissement et que j’avais peine à reconnaître tant elle avait changé avec ses 12 kilos de moins. Son regard lui ne s’était pas adapté. Comme les filles anorexiques qui se voient réellement grosses alors que même le muscle a disparu…

Participante : Comment est-ce possible de ne pas se rendre compte de tels changements ?

Intervenant : Ce ne sont que des hypothèses : la raison est que le problème vient d’une réaction inadéquate aujourd’hui, gérée par une partie de l’inconscient, il nous est donc quasi impossible d’obtenir un changement par le biais conscient. C’est la raison principale des échecs de thérapies qui se basent sur le conscient pour obtenir des changements. Si vous avez un problème avec une personne, il serait idiot de vouloir le régler avec une autre. Ou de le faire avec la personne concernée mais dans une langue qu’elle ne comprend pas. C’est pourtant ce qui se passe bien souvent. L’on sait que l’inconscient n’a pas le même mode de fonctionnement ou le même langage que le conscient. Du moment que l’on s’adresse à l’inconscient et qu’il fait les changements qu’il trouve adéquat, c’est comme si c’était un nouveau programme qui a évolué, et le souvenir, ou l’empreinte de l’ancien n’existe que sous une forme primitive remplacée, transformée donc plus présent en tant que tel. Le changement obtenu est donc un fait normal pour la personne qui ne voit pas spontanément d’où elle est partie puisqu’elle n’a pas conscience de l’évolution, sauf si on le lui fait remarquer, très précisément. Ce qui fait dire à la personne, quand je lui fais remarquer que son objectif était il y a un mois de recommencer le travail à 80% au moins, que c’est ce qu’elle fait actuellement : elle répond : « Ah, oui, ça c’est bon,… » Comme si cela allait de soi et que ce n’était plus important, puisque acquit.

Ce qui nous amène au fil des interventions à parler de « Recadrage ». Le recadrage est une technique propre à la PNL, et on pourrait dire, la technique maîtresse de cette discipline.

L’intervenant apporte des précisions sur le fait que la PNL (NLP en Anglais) abréviation de Programmation Neuro Linguistique n’a rien à voir avec une technique quelconque de vente, n’est pas de la magie, ni une façon de lire ou de s’immiscer dans le cerveau des gens.

L’intervenant raconte : « Un jour que j’étais à un bureau de réception, une employée visiblement très en colère et très contrariée m’invective en me disant qu’elle n’apprécie pas du tout ce que je fais. Puis en montant la voix face à mon air surpris mais comme amusé croyant à un sketch ou tout au moins une plaisanterie, elle me dit : « je n’apprécie pas du tout que tu viennes t’immiscer dans mon cerveau » … sur quoi j’éclate de rire, ce qui la rend encore plus menaçante et enragée. Je m’assure en lui demandant si elle plaisante. Et non, la petite dame ne plaisante pas le moins du monde. Elle me demande : «  tu fais bien de la PNL ? » je réponds par l’affirmative, et là sort de sa bouche tout un ramassis de croyances de manipulations et de pseudo actes magiques, ou occultes… si bien que j’ai grandes peines à la ramener à la raison. Bref, on ne peut rien faire de ce genre avec la PNL, ce n’est rien d’autre qu’une technique très élaborée d’hypnose. Créée dans les années 70 par Richard Bandler et John Grinder sur l’inspiration et la modélisation de trois personnes : Fritz Perls, Virginia Satir et surtout Milton Hyland Erickson. D’ailleurs à ce sujet il y a beaucoup de formations assez mal intentionnées qui séparent hypnose et PNL pour vendre deux cursus. Si vous reprenez les livres d’origines de Bandler et Grinder, il y est toujours question d’hypnose, et rien que dans le livre « Transformation » de ces auteurs les premiers chapitres sont consacrés exclusivement à des inductions hypnotiques. Alors pourquoi enlever l’hypnose des formations de PNL ? Pour vous vendre deux cursus au lieu d’un seul ! Heureusement tout le monde ne fait pas ça. »

Une participante : « alors c’est quoi le recadrage ? »

« C’est une façon de changer le programme profond mit en place par l’inconscient. Il y des recadrages verbaux et des techniques de recadrages.

Dans les recadrages verbaux, il y a deux façons de recadrer un propos et c’est très technique. La première est un recadrage de sens. On change le sens de l’affirmation, de la croyance, ou du comportement. Et il y a le recadrage de contexte, une chose peut avoir une raison d’être dans un contexte et pas dans un autre. Plusieurs façons de faire, je ne vais en citer que quelques-unes : séparer les choses qui sont misent en lien, reformuler avec une autre position de perception, appliquer l’affirmation à elle-même, offrir un contre-exemple, raconter une anecdote etc… ces techniques sont très efficaces et le changement dans la personne se fait presque instantanément.

Et puis il y a la technique du recadrage en six points de la PNL ».

La curiosité est alors à son comble et tous sont curieux de connaître ces fameux 6 points.

L’intervenant précise que de cette forme de recadrage est née un bon nombre de variantes.

Le principe même de ce recadrage est de donner plus d’options à l’inconscient pour gérer un comportement. Du moment qu’il a plus d’options il va prendre ce qui est le plus efficace, le plus agréable, et ce qui est le plus facile.

Une démonstration est faite sur une participante.

Le café se conclu sur cette démonstration et rendez-vous est pris pour décembre.

Je remercie encore de votre participation et me réjouis de vous retrouver le mois prochain.

Deuxième Café-Hypnose du 13 octobre 2016 à Echandens.

Quoi de mieux que le témoignage du vécu d’un participant pour se faire une idée sur le Café-Hypnose ?

Jeudi 13 octobre témoignage de R.L.

Me voici donc arrivé à Echandens pour cette deuxième édition du café hypnose, absent lors de la première édition,

je suis curieux de voir comment cela se passe.

L’intervenant m’accueil et nous nous installons autour d’un café. Spontanément, je commence à décrire ma situation de vie actuelle, en vantant le côté idéal de celle-ci.

Cependant, lors du récit relatif à ma vie professionnelle, l’intervenant ne manquent pas de remarquer le mal être que je transmets…

– Ça se voit tant que ça ?

– Oui ton langage corporel et bien plus riche que ton langage verbal…

Là-dessus, s’ensuit un petit résumé sur les biais de communication que nous utilisons au jour le jour sans vraiment en avoir conscience ainsi que les valeurs de l’être humain et leurs impacts sur chacun d’entre nous.

Ensuite, l’intervenant me propose, de faire une expérience afin de soulager ce que je décris comme étant une réelle souffrance, (j’expliquais en effet ma difficulté à me réjouir et ma focalisation sur les problèmes, quand bien même, ma situation de famille, de travail, financière, ect… sont plutôt au beau fixe !)

Pour bien comprendre ce qui suit, il est important de savoir que le mal être évoqué plus haut est le résultat d’un conflit entre deux amis, deux collègues, dont la relation  est malheureusement malmenée par de nouvelles directives organisationnelles lesquels transforment leur environnement de travail.

J’espère reproduire au mieux cette occurrence, (je remarque à l’écriture de ce résumé, que ma mémoire est loin d’être infaillible).

L’intervenant me demande de m’asseoir confortablement et de fermé les yeux, de respirer profondément.

Très vite je me détends, je me souviens avoir été pleinement conscient de l’endroit où je me trouvais bien que totalement absorbé par toute sorte d’émotions et d’images.

L’intervenant m’explique que nous allons assister à un combat de boxe, ce combat oppose deux situations, : la souffrance créée dans la vie professionnelle et le bien être créé lors d’un épisode heureux de la vie, (pour ma part, il s’agissait d’une expérience vécue lors d’une randonnée durant laquelle j’avais fait une petite pose méditation, je me souviens avoir ressenti au moment où je rouvris les yeux une sensation de plénitude et de sérénité intenses).

Je suis alors amené à revivre les deux situations, d’abord le décor, c’est celui-ci de la randonnée décrite en dessus, un cirque montagneux, une butte herbeuse, le ciel, les couleurs, la luminosité et enfin les émotions ressenties.

Ensuite, l’évocation du conflit ayant lieu dans le cadre professionnel, l’intervenant me demande de décrire mon ressenti, de matérialiser le malaise, je décris alors le fait de ne rien ressentir de particulier au niveau de ma tête, mes bras et mes jambes, c’est plutôt au niveau de mon buste.

Je perçois alors clairement un bloc volumineux ancré au milieu de ma poitrine, celui-ci est de couleur noir/argent, il ressemble à un gros bloc de fonte avec des parties très lisses, brillantes et des aspérités noires et rugueuses.

A la demande de l’intervenant, je saisi ce bloc pour le jeter derrière moi, (en passant par la gauche…), je vois le blocs tomber et rouler au fond d’un gouffre rempli de toute sorte de gravats.

Je reviens ensuite dans mon décor initial, je me souviens de pressions sur mes indexes, d’avoir parlé de mon véhicule professionnel et de mon véhicule privé, ( !?!), de petites décharges électriques au niveau des bras, une sensation de bien-être et les couleurs jaune et rose, ( !?!), ayant pris la place du bloc de fonte évoqué plus haut.

Et je reviens au cabinet.

Au début c’est un peu confus, je me réveille gentiment, je ressens à la fois de la fatigue et une sensation de sérénité, je n’ai malheureusement plus beaucoup de temps et doit m’en aller pour des questions d’agenda.

C’est au lendemain que les effets de cette expérience sont devenus concrets, c’est inexplicable, de mon côté je n’ai pas eu la sensation d’avoir changé, mes tâches sont les mêmes, mes soucis sont les mêmes et ma routine est la même, en revanches les évènements se sont comme transformés, (les évènements/moi ?),  le fait est que tout est devenu plus simple, qu’il y a comme une harmonie qui s’est installée et  l’approche de chaque situation se fait désormais d’une autre façon… miracle ? je ne sais pas, bénéfice : c’est certains ! et mon sentiment est que celui-ci a contribué tant pour ma personne que pour mon entourage !

A débattre !

Le Participant »

Un immense merci pour ce témoignage et cette participation !

Je me réjouis de vous retrouver en novembre pour le prochain Café-Hypnose.

D’ici là, prenez bien soin de vous !

Café hypnose du 21 septembre 2016

Bonjour à tous !

Le premier café hypnose a eu lieu jeudi soir et vous étiez nombreux à vous intéresser à l’hypnose.

Voici pour celles et ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement ce qui s’est passé. C’est un condensé et tout n’y est pas consigné :

Alors pour ce premier café d’hypnose, nous vous remercions de vous joindre à nous pour échanger autour de cet outil. Ce café, est vraiment à la bonne franquette et ne se veut pas prise de tête mais simplement une façon de vulgariser et de parler en terme simple d’hypnose. Parfois, il est plus facile de comprendre par une démonstration, alors il est possible que selon l’orientation que prend l’échange, nous proposions de vivre une expérience liée à l’hypnose ou à l’état. Donc on parle d’hypnose et forcément on a tous une idée de ce que c’est, n’est-ce pas ? qu’on le veuille ou non, on en a tous une référence proche ou lointaine.

Il y a souvent du mystère ou du magique qui entoure ce mot, quelle idée vous vous en faites ? Qu’est-ce que l’hypnose pour vous ?

Participant : c’est un état où on perd complètement le contrôle…

Participant : oui, c’est ce qu’on voit à la télé, il y a un hypnotiseur qui donne des ordres et la personne obéit.

Participante : je ne pense pas que l’on perdre vraiment le contrôle.

(Silence de réflexion)

Participant : C’est en tout cas ce que disent les personnes hypnotisées, elles entendent ce qui se passe autour, mais elles ne peuvent pas réagir… non ?

Intervenant : Et les autres qui ne se sont pas encore exprimés, pour vous est-ce que c’est ça aussi pour vous l’hypnose ?

Participant : ben… heu… je ne sais pas trop, il me semble que c’est tout faux ce qu’on nous montre à la télé… et puis en même temps, j’ai vu aussi à la télé que l’hypnose pouvait remplacer l’anesthésiant lors d’opération… mais ça n’a rien à voir avec l’autre truc…

Intervenant : oui, là, la personne hypnotisée ne fait pas la poule…

Participant : c’est aussi utilisé par les sportifs, j’ai vu ça l’autre jour à la télé. Mais c’est un peu mystérieux car on ne dit pas vraiment ce que c’est, ou ce qu’on ressent quand on est dans cet état.

Intervenant : Donc on peut distinguer 2 utilisations de l’hypnose complètement différentes, voir 3 ou 4. Personne n’a entendu parlé que l’on pouvait faire de la thérapie avec cet outil ?

Participants : ah, oui bien sûr !

Intervenant : Pour résumer, on peut donc distinguer 4 utilisations différentes de l’hypnose :

  1. Le divertissement avec l’hypnose de spectacle
  2. L’anesthésie, analgésie et accompagnement médical dans l’utilisation dans le milieu médical.
  3. Le Coaching sportif ou la préparation mentale pour les sportifs.
  4. La thérapie.

On peut aussi distinguer deux choses différentes dans ce terme d’hypnose :

1 La technique, l’outil

2 L’état, dans lequel on se retrouve quand on utilise sur nous l’outil

On utilise l’hypnose pour être en hypnose.

… Nous avons pu définir dans le plus large spectre l’utilisation de l’outil, définissons maintenant l’état.

Nous pouvons conclure que ce que nous vivons chaque jour comme un décrochement de la pensée, une absorption de soi dans un autre temps et un autre espace est une définition possible de transe quotidienne naturelle.

Hypnose fait référence à la mythologie grecque où le Dieu hypnose endort les dieux et les hommes. Par contre lui ne dort pas, c’est le veilleur…

On a coutume de dire que l’hypnose est un état modifié de la conscience, mais cette définition nous laisse un peu sur notre faim. Car on peut se rendre compte assez vite que des états modifier de la conscience, il en existe un nombre incalculable. Etre amoureux, être en colère, ou triste pour en nommer que quelques-uns. Est-ce que cela fait de ces états un état hypnotique. Pas au sens stricte du terme du moins.

Dans les états modifiés de conscience il y a la transe. Le préfixe « Trans » signifie passage entre deux états : transparent, transport, transformation, transfigurer etc….

L’état entre veille et sommeil, c’est-à-dire ce moment où l’on n’est ni endormi, ni complètement éveillé, celui que l’on nomme dans notre langage populaire dans la journée : être dans la lune, avoir décroché, être sur mars, être à l’ouest, être perdu dans ses pensées, c’est cet état ce que l’on nomme l’hypnose. Alors vous vous rendez compte maintenant que vous avez vécu un bon paquet de moments d’hypnose, ne serait-ce qu’aujourd’hui.

Participante : Eh ! oui, moi je suis souvent dans cet état… même parfois quand je conduis… c’est fou, une fois à la maison, je ne me souviens de rien du trajet, j’étais complètement perdue dans mes pensées.

Participant : moi c’est pareil, parfois même en marchant… (rire)

L’hypnose est donc un état entre veille et sommeil qui est un état de transe qui est un état modifié de la conscience. On parle aussi d’état élargit de la conscience, car l’on peut agir avec le conscient sur l’inconscient tout à coup. Comme si dans l’état d’hypnose on ouvrait un porte à l’inconscient qui permettait de communiquer avec lui.

Est-ce que vous voulez observer ce décrochement de la conscience ?

Participants : oh ! et bien oui,

Participant : … si c’est possible !

Intervenant : bien sûr que c’est possible, je vous ai dit que c’était un état naturel donc chassez le naturel et …

Participant : il revient au galop !

Intervenant : Yes ! bon, alors qui vient ici ?

…. (Silence)

Pas tout le monde en même temps ! vous avez peur de faire la poule, ou peur de perdre le contrôle ?

On va parler de ce contrôle… mais pour l’observation du moment, ce sera juste un moyen pour les autre de pouvoir observer ce décrochement et rester bien attentif à ce qui se passe.

Alors qui vient !

Participant : bon, ben moi j’y vais. (Il vient s’assoir à côté de l’intervenant)

Intervenant : bien, vous n’avez rien à faire juste à rester là, et les autres à être attentif, en attendant on va parler justement de ce fichu contrôle…. Oui fichu contrôle parce qu’en réalité plus on veut contrôler moins on contrôle, c’est un peu comme si plus on voulait pas moins se laisser aller, pour ne pas perdre pied qu’on finit justement par ne pas garder le contrôle, (en accélèrent le débit de la parole) c’est comme quand vous croisez ou enroulez les bras et que vous voulez bouger un doigts précis, votre esprit est embrumé, contusionné par la positon, si bien qu’il fait de fausses interprétations, et puis quand il ne comprend pas tout, il se rattache à ce qu’il connait ou a déjà compris, ce qu’il n’a pas plus encore pas compris, en tentant de faire de pond avec des choses pas moins inconnues que tout le reste qui sait en permanence dans ce qu’il connait parfaitement bien… ou l’inverse quand ça se produit aussi, c’est ce qui permet ce truc assez fou du cerveau et de comprendre parfaitement de quoi il s’agit, et ça vous l’avez tous expérimenté, vous vous en souvenez ? (Participant à côté de l’intervenant, le regard dans le vide) (silence de l’intervenant) (plusieurs personnes dans l’assistance ont le même regard fixe dans le vague ou dans le vide).

(Long silence encore… )

Intervenant : très bien, vous l’avez remarqué… ? Oui vous pouvez tous revenir ici, il est jeudi soir on est au cabinet Lotus Santé, à Echandens et il est l19h55.

(rire)

Certains participants : Ah oui ! on s’est fait avoir !

Intervenant : Voilà ! c’est ça la porte qui s’ouvre. Le problème ou la chose dommage c’est que ne connaissant pas ce que cet état peut vous offrir vous n’en faites la plupart du temps rien, voir pire, c’est souvent dans cet état que vous pensez aux problèmes survenu dans les passé, d’hier, ou de la semaine ou du mois dernier, ou que vous anticipez les problèmes à venir…. Vous vous faites alors des séances d’hypnose négatives.

Donc le contrôle glisse vers autre chose mais vous savez que vous pouvez sortir de cet état à tout moment ce n’est donc pas une perte de contrôle au profit de quelqu’un d’autre. Vous pouvez décider à tout moment de revenir.

….

….

… S’en suivit toute une discussion et un partage d’expériences relatives à cette état spécifique de décrochage du conscient.

Merci à tous les participants pour leur contribution pour ce partage d’expériences et cette exploration de ce magnifique outil qu’est l’hypnose.

Nous vous donnons rendez-vous donc au prochain café hypnose.

Nous l’avons programmé le jeudi 13 octobre à 13h30. L’heure du café après le repas.

Est-ce que vous serez disposé à venir à ce moment de partage ? C’est un test quant à l’heure.

Vos réactions, sont les bienvenues et partagez autour de vous la possibilité de nous rejoindre pour ce moment d’échange convivial et en toute simplicité.

Au plaisir de vous y retrouver.