café hypnose du 10 décembre

4ème café hypnose 10 décembre 2016

Voilà maintenant la routine du café-hypnose est installé, c’est déjà le 4ème et le dernier de l’année.

Merci de votre participation.

« Nous commençons par quelques présentations et la définition de ce que pourrait être l’hypnose et son utilisation dans les quatre domaines suivant :

  1. Le divertissement Hypnose de spectacle
  2. Le domaine médical, pour l’accompagnement de maladie ou de traitement lourd. L’analgésie en bloc opératoire.
  3. La thérapie pour tout ce qui est psychosomatique, je rappelle que cela comprend 80% des consultations auprès d’un généraliste.
  4. La préparation mentale, pour les sportifs, mais aussi pour la préparation à l’accouchement par exemple ou le développement de performance en entreprise.

Mes domaines d’expertises étant ces deux dernières utilisations de l’hypnose.

Nous parlons du langage de l’inconscient, et visitons les différentes states du cerveau.

Le cerveau reptilien, la partie de cerveau qui est la plus puissante puisqu’elle est capable, en cas de besoin de couper l’accès aux autres parties. Elle a deux fonctions la survie par trois actions distinctes ; la lutte, la fuite ou l’inhibition. Cette partie gère aussi la reproduction la plus basique pour la survie de l’espèce humaine.

Ensuite nous pouvons distinguer le cerveau limbique qui est le siège des émotions. C’est cette partie de cerveau qui est illustrée dans le film d’animation « Vice-Versa » ou cette partie est représentée par 5 personnages ; colère, joie, dégoût, tristesse et peur. Ce dernier (personnage masculin) est en réalité le déclencheur de la réactivité du cerveau reptilien, avec luxure, on pourrait dire. C’est pour cela certainement que nombre de publicistes insèrent le mot « SEX » en message subliminal dans leur publicité. Nous n’irons pas plus loin dans ce domaine cette fois-ci, car cela pourra être à lui seul le sujet d’un café-hypnose.

Puis il y a le néocortex partie droite qui est attribué à l’inconscient, les fonctions automatiques et l’inné, l’imaginaire, la globalité, la synthèse et la créativité etc… . Puis pour finir la partie droite qui gère la raison, la rationalité, la logique, le langage, les mathématiques, la grammaire, etc… cette partie qui est bien évidemment attribuée au conscient. Nous avons donc trois parties d’inconscient pour une toute petite partie de conscient. Et ces parties d’inconscient ont une demi-seconde d’avance sur notre conscient. On comprend donc aisément pourquoi demander à une patineuse de réfléchir et de se concentrer lors de l’exécution d’un double axel ne mène à rien et n’a aucun sens.
Nous prenons conscience du langage qui active certaines parties du cerveau et nous faisons cette expérience :

L’intervenant demande aux participant de fermer les yeux et d’être attentifs à tout leur ressenti, les images qui pourraient naître, les discours internes également que suscitent la simple évocation des mots suivants :

« Ça va être difficile, ça va être difficile, ça va être difficile… »

Un participant : « je ressens de la lourdeur, comme un poids sur les épaules »

Une participante : « les images qui viennent sont sombres »

Une autre : « il y a comme un bruit sourd qui vient qui est très désagréable. »

Intervenant : « Gardez bien ça en mémoire et refermez les yeux. Observez ce qui ce passe maintenant quand je dis : ça va pas être facile, ça va pas être facile, ça va pas être facile ».

Un participant : « il n’y a plus de lourdeur c’est neutre voir même léger »

Une participante : « c’est plus clair »

Une autre : « il n’y a plus de son c’est neutre ».

Intervenant : « En terme de contenu, quelle est la différence entre les deux phrases : Ca va être difficile / ça va pas être facile ? »

Participante : « en termes de contenu, c’est exactement la même chose, mais c’est exprimé différemment ».

Intervenant : « exactement, et vous percevez maintenant l’impact réel qui se produit quand vous utilisez des termes ou expressions négatifs. C’est présent même si vous ne vous en rendez pas compte. Imaginez également l’impact qua ça a quand vous dites ça à quelqu’un d’autre. Vous conditionnez l’autre d’une manière ou de l’autre. A vous de choisir.

Participant : « j’ai une question ! hier, j’ai eu une journée fantastique, remplie de belles réussites sur le plan professionnel et vraiment c’était merveilleux, j’étais remplis de fierté, de joie et de bonheur, et puis quand je suis arrivé chez moi, sans que je ne sache pourquoi, plein d’angoisses me sont arrivées liées au travail. J’avais peur de me faire licencier, je me sentais mal et pourtant je n’avais aucune raison de ressentir ça bien au contraire, alors pourquoi ?

Intervenant : « Je ne sais pas ce qui s’est passé exactement et pour cela il faudrait creuser d’avantage, mais juste pour développer un peu ; Je rencontre souvent des personnes qui ne s’autorisent pas au bonheur. Qui pensent, bien inconsciemment, que le bonheur se paye, qu’il ne dure pas, qu’il faut souffrir pour être heureux (drôle de paradoxe) et que s’ils vivent un quelconque bonheur il faut souffrir ensuite. J’ai même entendu souvent, surtout dans le milieu professionnel que je fréquentais avant, le milieu artistique, que le bonheur était ennuyeux !!!! Ah, ah, ah, ah !!! il n’y a pas plus stupide que cette déclaration ! je n’ai jamais eu une vie aussi passionnante qu’en étant heureux, depuis que je le suis ! et le bonheur ça se construit. Ce qui veut dire que si l’on ne fait rien, il ne vient pas tout seul. Aussi qu’il peut se déconstruire, qu’il peut se faner faute d’entretien. Le bonheur est aussi personnel, il n’existe pas un seul bonheur, et ce qui me rend heureux ne rendra certainement pas heureux une autre personne, ou du moins pas complètement. Je n’ai jamais autant rencontré de misère que dans le milieu artistique. De pauvretés matérielles mais aussi d’esprit ou d’étroitesse de vision. Ceux que j’ai côtoyés  étaient tellement centrés sur soi et leur malheur que cela leur donnait certainement l’illusion d’être un peu vivant.

Alors comment faire ? Une façon de contrer ce sentiment d’illégitimité au bonheur, s’il n’y a pas une raison cachée derrière, est de ressentir de la gratitude pour ce que l’on a, ou l’on a reçu.

Selon Emoto ce serait même le sentiment le plus puissant au monde. Et pensez-y quand vous ressentez de la gratitude, de la reconnaissance pour les petites merveilles qui composent votre vie, pouvez-vous en même temps ressentir de la gratitude et de l’insatisfaction, de la gratitude et de la colère,  de la gratitude ou être déprimé ?

La réunion a été évidemment plus riche que ce petit compte rendu qui n’en relate qu’un tout petit pourcentage qui n’a d’autre but de que de démystifier la réunion et l’hypnose.

Je me réjouis de vous retrouver en 2017 et vous souhaites de merveilleux moment de bonheur et de partage pour ces fêtes de fin d’année.

Rappelez-vous, c’est vous qui construisez votre bonheur, et osez, vous verrez qu’on ne s’ennuie pas à être heureux, milles aventures plus délicieuses les unes des autres vous seront à découvrir.